La Cinémathèque Suisse La Cinémathèque Suisse
  • Willkommen
  • Einleitung
    • Der Vampir von Penthaz, von Alain Berset
    • Gier … als gutes Omen !, von Nuria Gorrite
    • 75 Jahre Cinémathèque suisse, von Grégoire Junod
    • Zusammenarbeit UNIL + Cinémathèque suisse, von Laurent Le Forestier
  • Historische Schlüsselmomente
    • 1940er-Jahre
    • 1950er-Jahre
    • 1960er-Jahre
    • 1970er-Jahre
    • 1980er-Jahre
    • 1990er-Jahre
    • 2000er-Jahre
    • 2010er-Jahre
  • Archive
    • Place de la Cathédrale 12
    • Mon-Repos
    • Rue de la Borde
    • Maupas
    • Mont-de-By
    • La Bibliothèque de la Cinémathèque suisse
    • Le Centre d'archivage de Penthaz dans les années 1990
    • Le Centre de recherche et d'archivage de Penthaz (2019-aujourd'hui)
    • Le Centre de recherche et d'archivage de Zurich
  • Archivschätze
    • Affiches de films
    • Appareils
    • Le Ciné-Journal suisse
    • Les trésors du cinéma d'animation suisse
    • Fonds CSL 193 - Correspondance Jean-Luc Godard et François Truffaut
    • Fonds CSL 005 - Claude Autant-Lara
    • Fonds CSL 111 - Douglas Sirk
    • Fonds iconographique Audrey Hepburn
    • Fonds CSL 020 - Alain Tanner
    • Fonds iconographique Michel Simon
    • Fonds CSL 179 - Papiers René Hubert
    • Fonds CSL 177 - Papiers Art et Marta Cohn
    • Le livre d'autographes de Charles Reinert (1946-1960)
    • Photos cartonnées
  • Restaurierte Filme
    • Romeo und Julia auf dem Dorfe
    • The Village
    • Quand nous étions petits enfants
    • Les Arpenteurs
    • Le Grand soir
    • Grauzone
    • Si le soleil ne revenait pas
    • Mein name ist Bach
  • Gäste
  • Veranstaltungen
    • 5e Congrès International du Cinéma Indépendant (CICI)
    • Eugène Ionesco à la Cinémathèque suisse
    • Congrès FIAF 1979
    • Inauguration du Casino de Montbenon
    • Grand débat sur le cinéma suisse
    • Première de No Man's Land
    • Projection de Napoléon à Beaulieu
    • Soirée avec Jacques Chessex
    • Soirée Jean-Marie Straub
    • Soirée Daniel Schmid
    • 50ème anniversaire de la Cinémathèque suisse
    • Soirée Alain Tanner et Jean-Luc Bideau
    • Soirée Wim Wenders
    • Congrès FIAF 2019
  • Ausstellungen
    • Exposition "Cinématographie suédoise", 1959
    • Exposition "Images du cinéma", 1973
    • Exposition au Passage St-François, 1980
    • Exposition "Claude Autant-Lara", 1981
    • Exposition "Joris Ivens", 1982
    • Exposition "Michel Simon", Vevey, 1982
    • Expositions "Lanternes magiques", 1983
    • Exposition Swissair à l'aéroport de Kloten, années 1980
    • Exposition "Train du cinéma", 1988
    • Exposition "Charlie Chaplin", 1989
    • "La Cinémathèque expose", Comptoir suisse, Lausanne, 1995
    • Exposition "Le cinéma s'affiche", Pully, 2018
  • Publikationen
    • Bulletins
    • Plakate
    • Programme de l'inauguration
    • Dixième anniversaire
    • Le néo-réalisme italien
    • Les débuts du cinématographe
    • Luis Buñuel
    • Cinéma suisse d'animation
    • Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000
    • La Sarraz 1929-Lausanne 1979
    • Livre d'or
    • Jacqueline Veuve
    • 50ème anniversaire
    • Michel Soutter
    • Cinéma suisse muet
    • Michel Mitrani
    • Histoire du cinéma suisse
    • Claude Goretta
    • Freddy Buache
    • Alexander J. Seiler
    • Michel et François Simon
    • Expo 64
    • Jean-François Amiguet
    • Schweizer Filmmusik
    • Backdrop Switzerland
    • Jacqueline Veuve Rétrospective
    • Gus Van Sant. Icônes
    • Le Groupe 5
    • Henry Brandt
  •  
  •  
  • Credits
  • EN
  • FR
WillkommenPublikationen Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000
+
"Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000. Un film d'Alain Tanner", Lausanne, Cinémathèque suisse, documents (hors série), 1978
"Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000. Un film d'Alain Tanner", Lausanne, Cinémathèque suisse, documents (hors série), 1978

(extrait, page 7)

"Avant-propos.

Cinquième long métrage d'Alain Tanner après Charles mort ou vif (1969), La Salamandre (1971), Le Retour d'Afrique (1973) et Le milieu du monde (1974), Jonas qui aura 25 anes en l'an 2000 (1976) marque l'aboutissement d'une première étape de la création du cinéaste qui, lui-même, au cours de l'entretien que nous rapportons, y reconnaît la synthèse de ses autres films.

Après avoir lutté longtemps pour briser l'image fallacieuse de son pays que les écrans des salles obscures proposaient à des spectateurs blasés depuis longtemps, Alain Tanner profita des imperceptibles fissures qui, au lendemain de Mai 68, paraissaient lézarder l'antique muraille de silence entourant un peuple sûr d'être heureux pour avoir substitué, de manière inconsciente, à l'égoïsme l'utile notion politique de 'neutralité'. Le cinéaste, alors, choisit l'humour pour tenter de donner des yeux et une voix à ses concitoyens qu'il appelait à se regarder et à s'écouter autrement qu'avec leur habituelle autosatisfaction rassurante, qu'il appelait à reconsidérer leur condition, leur histoire, leur avenir.

Simultanément, se posèrent à lui toutes les questions relatives à la mise en scène puisqu'il désirait ne pas briser le langage de façon radicale (jusqu'à ne le rendre compréhensible que par les intellectuels déjà convaincus) et ne pas l'exploiter à des fins de spectacle jusqu'à le vider totalement de son initial sens critique. Se méfiant donc autant des abstractions du purisme élitaire que du social-réalisme vite démagogique ou sentimentalement pittoresque, il est reparti des leçons de Godard, de Straub, de Brecht et il s'est appuyé sur la réflexion de John Berger, afin d'inventer sa propre postulation dont il précise le caractère double en ne dissociant jamais, de l'élaboration du script à la finition du montage, ces deux interrogations auxquelles chacune des plus minuscules parcelles de ses films constituent un élément de réponse : le 'Quoi dire?' et le 'Comment dire?'. D'où sa pratique et sa théorisation du plan-séquence comme système de distanciation capable de tirer du flux narratif traditionnel une énergie différente, à la façon d'une roue captant pour le moulin une part du courant de la rivière.

Jonas, donc, marque un tournant."

Freddy Buache

Gehen Sie zurück zum Anfang der Seite